Les utilisateurs français sont de loin les plus gros fans de cette extension publiphobe, comme le montre un rapport que vient de publier la fondation Mozilla sur l’usage du navigateur open source.

Pour la première fois, la fondation Mozilla vient de publier un rapport sur l’usage que font les internautes de son navigateur. Baptisé « Firefox Public Data Report », ce document s’appuie sur les données télémétriques qui sont envoyées de manière automatique aux serveurs de la fondation, à condition évidemment que l’utilisateur ait donné son accord. A ce propos, Mozilla – qui est un grand défenseur de la protection des données personnelles – souligne que les données de ce rapport ne permettent pas d’identifier les utilisateurs car elles ont été agrégées et anonymisées.

Parmi les données les plus intéressantes figurent l’usage des extensions. Elles montrent que l’utilisateur Firefox n’aime pas la publicité et télécharge beaucoup de vidéos. En effet, parmi les 10 modules les plus utilisés dans le monde figurent trois bloqueurs de pubs (Adblock Plus, uBlock Origin, AdBlock) et un bloqueur de mouchards publicitaires (Ghostery). En troisième position, on trouve l’extension Vidéo Downloadhelper, qui permet d’extraire les fichiers vidéos depuis un grand nombre de sites web.

On remarque aussi que les Français sont nettement plus publiphobe que les autres. Dans l’Hexagone, plus de 21 % des utilisateurs Firefox sont équipés d’Adblock Plus contre 9 % au niveau mondial. Aucun autre pays présenté dans ce rapport ne dispose d’un taux d’utilisation aussi fort. Les taux les plus élevés se trouvent ensuite chez les Allemands (15 %), les Polonais (14 %) et les Russes (13 %).

Cette aversion pour la publicité et le ciblage publicitaire est confirmée par l’adoption de la protection permanente contre le pistage, une fonctionnalité que Firefox a introduite en novembre 2017. En l’espace de neuf mois, elle a été activée par plus de 3 % des utilisateurs Firefox, ce qui représente là aussi un record. Ce taux ne dépasse pas les 2 % chez tous les autres. On remarque d’ailleurs que la courbe d’adoption française est particulière raide au début, presque explosive.

Enfin, il est intéressant de constater à quel point dans notre pays la navigation sur Internet est influencé par les vacances scolaires. La courbe d’usage indique clairement les cinq creux qui correspondent à ces périodes de l’année. Les autres pays ne comptent que deux ou trois creux de ce type. Bref, en France, on aime la Toile mais pas la pub, et les vacances c’est sacré !